Fonte d'un bronze "à la cire perdue"

Le modelage de la terre n’est en réalité que le début du processus de fabrication d’une sculpture. Grâce au savoir-faire unique des fonderies d’art françaises, l’argile éphémère devient bronze immuable. Parmi les différentes techniques possibles, celle dite « à la cire perdue » est la plus répandue.

1.

Moulage élastomère

La première étape consiste à créer un moule à partir de l’œuvre originale. Pour cela, on projette sur la pièce un élastomère souple qui va prendre son empreinte exacte.

Une fois sec, l’élastomère est coupé en deux parties, généralement dans le plan de symétrie de la pièce, puis est recouvert d’une chape de plâtre. Ce moule unique servira à la réalisation de tous les exemplaires. 

Remarque : On ne coule pas directement le bronze dans ce moule, il ne résisterait pas à la température du métal en fusion.

La première étape consiste à créer un moule à partir de l’œuvre originale. Pour cela, on projette sur la pièce un élastomère souple qui va prendre son empreinte exacte.

Une fois sec, l’élastomère est coupé en deux parties, généralement dans le plan de symétrie de la pièce, puis est recouvert d’une chape de plâtre. Ce moule unique servira à la réalisation de tous les exemplaires. 

Remarque : On ne coule pas directement le bronze dans ce moule, il ne résisterait pas à la température du métal en fusion.

2.

Moulage cire​

On applique plusieurs couches de cire chauffée sur le silicone à l’aide d’un pinceau. Celle-ci, en séchant, permettra de figer tous les détails. Une fois le trop plein de cire liquide évacué, l’épaisseur de la couche de cire n’est que de quelques millimètres. C’est cette même épaisseur que l’on retrouvera sur le bronze final, ce qui explique pourquoi les sculptures en bronze sont creuses à l’intérieur.

En ouvrant le moule élastomère une fois la cire séchée, on obtient donc une réplique de l’œuvre originale en cire.

On recommence cette étape autant de fois que d’exemplaires voulus.

On applique plusieurs couches de cire chauffée sur le silicone à l’aide d’un pinceau. Celle-ci, en séchant, permettra de figer tous les détails. Une fois le trop plein de cire liquide évacué, l’épaisseur de la couche de cire n’est que de quelques millimètres. C’est cette même épaisseur que l’on retrouvera sur le bronze final, ce qui explique pourquoi les sculptures en bronze sont creuses à l’intérieur.

En ouvrant le moule élastomère une fois la cire séchée, on obtient donc une réplique de l’œuvre originale en cire.

On recommence cette étape autant de fois que d’exemplaires voulus.

3.

Retouches de la cire

La modification principale consiste à supprimer les bavures au niveau du plan de joint (jonction entre les deux parties du moule). 

L’artiste peut aussi apporter sa propre retouche afin de retrouver certains détails perdus dans le moulage. 

La photo a été prise pendant les retouches de la cire du Guépard d’Afrique en Avril 2021. 

La modification principale consiste à supprimer les bavures au niveau du plan de joint (jonction entre les deux parties du moule). 

L’artiste peut aussi apporter sa propre retouche afin de retrouver certains détails perdus dans le moulage. 

La photo a été prise pendant les retouches de la cire du Guépard d’Afrique en Avril 2021. 

4.

Fonderie​

a) On vient placer l’œuvre avec une cheminée de coulée en cire au milieu d’un baril que l’on remplit de plâtre. La cheminée de coulée est un tunnel dans le plâtre reliant la réplique en cire, située au milieu du baril, à l’extérieur du baril. Le plâtre prend alors l’empreinte exacte extérieure et intérieure (des trous ont été faits dans la pièce en cire afin de permettre le passage du plâtre à l’intérieur de l’œuvre). 

b) On chauffe le baril renversé dans un four pendant plusieurs jours afin d’extraire la cire devenue liquide par gravité ainsi que de rendre le plâtre réfractaire au futur métal en fusion.

c) Le métal en fusion (1180°C) vient alors prendre l’espace laissé libre par la cire. Remarque : L’alliage utilisé pour la fonte contient au minimum 85% de cuivre. 

d) Une fois que le baril est redescendu à température ambiante, on casse le plâtre extérieur à coups de massue et intérieur à l’aide d’un Kärcher.

a) On vient placer l’œuvre avec une cheminée de coulée en cire au milieu d’un baril que l’on remplit de plâtre. La cheminée de coulée est un tunnel dans le plâtre reliant la réplique en cire, située au milieu du baril, à l’extérieur du baril. Le plâtre prend alors l’empreinte exacte extérieure et intérieure (des trous ont été faits dans la pièce en cire afin de permettre le passage du plâtre à l’intérieur de l’œuvre). 

b) On chauffe le baril renversé dans un four pendant plusieurs jours afin d’extraire la cire devenue liquide par gravité ainsi que de rendre le plâtre réfractaire au futur métal en fusion.

c) Le métal en fusion (1180°C) vient alors prendre l’espace laissé libre par la cire. Remarque : L’alliage utilisé pour la fonte contient au minimum 85% de cuivre. 

d) Une fois que le baril est redescendu à température ambiante, on casse le plâtre extérieur à coups de massue et intérieur à l’aide d’un Kärcher.

5.

Ciselure

Les cheminées de coulée sont coupées et les  trous qui ont laissé passer le plâtre à l’intérieur  de la pièce sont rebouchés par soudure. 

Certaines parties sont polies ou limées, pour par  exemple redonner un pointu parfait aux cornes,  ou faire disparaître le surplus de matière créé lors  de la soudure. 

La pièce brute a alors une couleur jaune dorée.

Les cheminées de coulée sont coupées et les  trous qui ont laissé passer le plâtre à l’intérieur  de la pièce sont rebouchés par soudure. 

Certaines parties sont polies ou limées, pour par  exemple redonner un pointu parfait aux cornes,  ou faire disparaître le surplus de matière créé lors  de la soudure. 

La pièce brute a alors une couleur jaune dorée.

6.

Patine

La patine est la dernière étape de ce long processus.  C’est grâce à l’alliance de la chaleur du chalumeau et  de l’ajout successif de sels métalliques que la surface  de la pièce s’oxyde pour donner l’aspect final de la  pièce.

La combinaison de sels métalliques permet d’obtenir une infinité de teintes et d’aspect (transparence d’une des couches, mat, brillant…). L’ajout de cire est aussi possible pour  rendre la pièce encore plus brillante.

La patine est la dernière étape de ce long processus.  C’est grâce à l’alliance de la chaleur du chalumeau et  de l’ajout successif de sels métalliques que la surface  de la pièce s’oxyde pour donner l’aspect final de la  pièce.

La combinaison de sels métalliques permet d’obtenir une infinité de teintes et d’aspect (transparence d’une des couches, mat, brillant…). L’ajout de cire est aussi possible pour  rendre la pièce encore plus brillante.